Le fac-similé produit par le GFM dans son démenti portant sur la Convention signée le 17 Février 2011, entre le groupe Futur Médias et le Ministère de la communication, des Télécommunications et des Tics d’alors, représenté par Moustapha Guirassy leur donnant plein droit de «créer un bouquet à 5 chaînes sur les fréquences déjà assignées ou à compléter» est tronqué. Il n’a pas été exhaustif en termes d’articles et de dispositions. En effet, chronologiquement, l’article 2 devait suivre après le premier. Il a été charcuté parce qu’il a émis des réserves pour l’applicabilité de la Convention.
Pour que le Groupe Futurs Médias puisse mettre valablement en œuvre son projet de bouquet, il devra disposer d’autorisation mais aussi un texte réglementaire supplémentaire sans parler de l’avis technique de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) qui s’occupe des spécifications techniques.
De plus, le GFM pourrait avoir des difficultés sur la licence d’exploitation du fait du passage de l’audiovisuel analogique au numérique. A six mois du basculement (juin 2015), à quoi pourraient servir ces cinq chaines? N’est ce pas une occasion encore pour Youssou Ndour d’exercer une pression sur les autorités actuelles comme ce fut le cas avec Wade? Cette précipitation du GFM dans la mise en place de ces chaines alors qu’il a signé depuis des années la Convention avec l’Etat cache mal des intentions inavouées.